Point d’étape sur le NPNRU : interview de Nicolas GRIVEL, Directeur général de l’ANRU

Mardi 7 novembre dernier, à l’occasion de la Journée Nationale des Offices Publics de l’Habitat, Pascal SANCHEZ, directeur au sein de la practice immobilier de Wavestone, interrogeait Nicolas Grivel, Directeur Général de l’ANRU sur l’avancement du NPNRU. 

Retour sur les principaux points d’échange :

Que retient-on du premier programme national de rénovation urbaine ?
Selon N. Grivel, le PNRU est apparu pour la plupart des parties prenantes comme un outil indispensable et porteur d’efficacité pour les quartiers en difficulté. Toutefois, des enjeux d’amélioration ont été pointés, notamment face à l’ampleur des besoins (certains quartiers présentant un niveau de fragilité important n’étaient pas apparus prioritaires au moment de la sélection des projets et d’autres quartiers sont apparus trop conséquents pour tout traiter dès le premier programme).

Quelles sont les nouveautés apportées par le NPNRU ?
La principale modification porte sur le niveau de traitement des problématiques ; en effet, le quartier, la commune, sont apparus comme des échelles trop limitées pour développer des stratégies globales. Parce que la politique de renouvellement urbain s’incorpore dans des stratégies plus larges, l’échelle intercommunale a semblé être le bon niveau de portage dans le cadre du nouveau programme.
Concernant les principes et modes de fonctionnement, le NPNRU présente peu de modifications (déroulement par phase, comme pour le PNRU).

Quel premier bilan peut-on faire du NPNRU ?
N. Grivel souligne tout d’abord la forte mobilisation des acteurs. La phase de préfiguration a été engagée pour de nombreux bailleurs et la plupart des protocoles de préfiguration ont été validés. Les conventions opérationnelles ont commencé à être signées. La temporalité reste toutefois variable selon les territoires et les quartiers car le PNRU est parfois toujours en cours. Une accélération devrait avoir lieu dans les prochains mois.

Quels en sont les enjeux ?
Pour N. Grivel, les enjeux portent sur la transformation du cadre de vie mais sur le rééquilibrage territorial des populations. L’urbain n’est pas tout : il s’agit avant tout de faire évoluer les politiques publiques pour une transformation globale des quartiers. Les enjeux partenariaux sont donc essentiels.

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